DandyCandy

blog d'un trentenaire parisien

Bref

Elle a voulu déjeuner, je l’ai rejoint, on s’est retrouvé, elle a choisi le restaurant, elle a parlé du boulot, elle a fini sa clope, on est entrés, on s’est assis, elle a souri, j’ai souri, elle a dit "Je veux rester avec lui", j’ai dit "je vais partir", elle a dit "pas maintenant", le serveur a lu la carte, je me suis barré, elle m’a couru après, j’ai pleuré, elle a soufflé, bref, elle m’a encore quitté.

Une petite dose de rêve

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La retrouver dans ce petit café de notre rencontre. Et y passer une bonne soirée. Une très bonne soirée. Sans évoquer les doutes, les espoirs, les peurs. Il n’y a pas de débat en amour. Simplement mettre du sourire dans nos voix m’a fait le plus grand bien. Reparler de ces moments gais, de nos souvenirs communs et rire enfin à nouveau. Pas de je t’aime tragique, ni de colère sourde. Voilà ce qui nous avait manqués à tous les deux. Voilà ce que j’espérais depuis si longtemps. Je vois à nouveau dans ses yeux une lumière. Elle me sent étrangement détaché. Elle a raison, j’ai fait le choix du bonheur. Quoi qu’il arrive je veux garder un beau souvenir d’elle. J’ai accepté de ne pas pouvoir lui voler ses rêves. Je la contemple en caressant le vieux cuir du chesterfield de Mme Shaun. Je la regarde longuement. Je la trouve belle. Comme au premier jour. Comme si c’était le dernier.
Et puis sur le trottoir de notre première rue, tout s’accélère. Voilà qu’elle s’anime tendrement. "Il faut que je lui parle" lache-t-elle, "il faut qu’il sache". Je ne lui demande rien. Et je suis aussi étonné qu’elle.
Je l’embrasse tendrement sans s’évoquer d’adieu. Pourtant le romantique qui sommeille en moi s’éveille aussi. Et si elle revenait, et si cette simple soirée avait levé tous les doutes et les incertitudes qui se bousculent dans sa tête ? Et si elle débarquait au milieu de la nuit ? Convaincue à nouveau que je suis l’homme de ses rêves.
Non, bien sûr. Elle n’est pas revenu ce soir là pas plus que le lendemain. Elle réclame un moratoire, un droit de réflexion, une tentative de solitude imposée, un isolement abstinant. Et je prie qu’il ne soit pas obstinant.
Je la laisse dans un dernier élan de confiance prendre ce temps. Et cette lumière au bout du tunnel qu’elle trouvera peut-être semble déjà me prendre dans ses bras. J’ai des envies de renouveau avec elle, sans doute aucun. J’ai imprimé les images de nos bons moments passés ensembles, et quand elle me manque je me surprends à les regarder tendrement. Il faudra peut-être dans quelques jours que ces images partent à la poubelle. Tant pis. Je m’injecte encore une petite dose de rêve en attendant.

La tectonique des plaques

Je reste persuadé qu’une histoire d’amour n’avance que par des phases de crises. Pareil à la tectonique des plaques. Les continents en se déplaçant accumulent une quantité faramineuse d’énergie, qui finit par se libérer par cassure, provocant tremblement de terre, raz de marée. C’est un mécanisme naturel. Personne n’y pourra jamais rien. En la quittant j’ai développé des mécanismes de défense naturels et contre lesquels on ne peut rien. Au premier rang duquel, le clivage. Pour m’empêcher de souffrir j’ai nié la réalité, banalisé une blessure douloureuse, et me suis auto-persuadé que mon choix était bon et qu’ainsi je ne souffrirai plus.
J’aurai sans doute pu continuer ainsi longtemps, et me reconstruire sur la base du postulat qu’elle était mauvaise pour moi et que mon choix était le bon. Vraiment. Mais c’eut été sans doute avancer avec une névrose de plus. Alors j’ai sans doute bien fait de me remettre en question. De prendre du recul et d’être capable d’accepter la réalité. Alors sont venus les regret, le désir de réparer, le besoin de m’excuser.
Mais je me suis retrouvé en face de quelqu’un à son tour en plein clivage. Dès lors, impossible de comprendre la source de sa colère. Elle même persuadée d’assumer le bon choix… Nous sommes égaux face à nos comportements émotifs. Nous ne choisissons pas toujours. Je ne peux pas lui en vouloir. Et comprendre ceci a mis fin à me tristesse et à ma colère. Me permet également de construire à nouveau avec quelqu’un d’autre. Mais ça n’aura pas mi fin au sentiment de gâchis ni à la douleur de la perte.

Va, je ne te hais point

Je suis soulagé. Le stress est retombé, la peine est plus douce. Ma colère s’en va sans rancoeur. Je l’ai toujours aimé d’un amour sincère et il n’est pas question que je m’oppose à son bonheur. Plus j’y pense plus je crois que je n’aurais pas de peine de la savoir heureuse quelque part. Je serais fier d’avoir apporté ma pierre a l’édifice et de l’avoir conduit là. Je sais qu’en pointillé j’apparaitrais dans certains de ces gestes. Je ne souffrirais pas qu’elle arrive à construire sans ma présence, sans notre complicité et débarrassée de nos conflits. C’est tout ce que je souhaite. Je ne doute pas de son coup de coeur pour cet autre, la seule chose qui me peinerait serait qu’elle doute encore, et que les mots aiguisés qui m’ont peiné, lui aient été dictés. Que là où elle est, la sincérité ne soit pas reine. Et que l’entreprise de démolition de nos relations résulte d’un plan savamment orchestré.
Voila qui me peinerait sincèrement, car là, non seulement je l’aurais perdu, elle m’aurait perdu, mais surtout, nous serions passés à côté de notre destin. Je ne veux que son bonheur et j’espère de tout coeur que lui aussi… qu’il sait ce qu’il fait, qu’il n’agit pas que pour son égo… Autrement nous perdre n’aura servi à rien, et nous aurions simplement perdu plus de trois ans de notre vie.

L’espoir m’a tuer

Toutes ces années je me suis accroché à cet espoir. L’espoir de la voir près de moi. Coûte que coûte. Et puis toutes ces petites choses que j’ai pardonné par espoir, finissent bout à bout par coûter plus que je ne peux me le permettre. Quand je raconte mon histoire à un inconnu, il me répond généralement : "Allo, nan mais allo quoi ? Elle ne t’a fait que du mal cette fille". Oui elle m’a fait du mal. Oui elle le sait. Oui nous avons eu notre histoire. Et il faut aujourd’hui que j’arrive à parler d’elle à l’imparfait. Mais c’est une douloureuse épreuve pour moi. M’accrocher si longtemps à un espoir vain m’a profondément blessé.
Il faut que je lutte contre moi pour prendre conscience que je suis un type qu’on peut aimer. Je me suis mis en danger et j’ai plongé. Aveuglément. Ceux qui ont vu dans notre histoire adultère une fin heureuse se sont trompés. Cet espoir n’était pas partagé, et mon amour n’a pas suffit. Nos moments de sérénité n’ont pas eu raison de son inconstance. J’ai cru bon de nous éloigner l’un de l’autre il y a plusieurs mois. Et puis je suis revenu. Amoureux comme jamais. Et rempli d’un nouvel espoir.
Si ses mots étaient vrais cette fois. Si elle m’aimait vraiment ? Si le destin nous rappelait à l’ordre, et nous murmurait que notre avenir est à deux ?
Et puis ses angoisses et ses tourments. Sa naïveté et ses humeurs influençables. Il faut se rendre à l’évidence. Cet espoir là aussi était vain. Car pas plus qu’avec des moulins à vent, il ne faut se battre pour quelqu’un qui ne vous aime pas.
Comment se peut-il qu’on fasse toujours les mêmes erreurs ? Par amour. Par amour uniquement. Je suis un bon pilote, un bon couturier, un bon père, un bon professionnel, un bon amant, un bon pote. Mais je n’arriverais jamais à être un bon mec pour une fille qui ne veut pas être heureuse. Il faut choisir ses combats. J’ai toujours choisi de me battre pour elle, pour nous. Mais sans jamais qu’elle comprenne que tout cela était pour elle. Peut-être qu’un autre nous a éloigné pour longtemps, qui sait ? Et je ne veux que son bonheur. Mais je sais qu’un jour, le destin nous rappellera à l’ordre.

Voila.

J’ai sifflé la moitié d’une bouteille de Jack. Son ton condescendant m’a anéanti. Bien sûr qu’elle n’a pas pris de recul, toute absorbée qu’elle était par son petit week-end. Rien ne l’interpelle. Ni le fait d’être toujours revenue vers moi. Ni le fait d’avoir tourné les talons le jour où j’ai reconnu que je l’aimais toujours. Ni ma sincérité, ni ma patience. Non rien pour elle ne compte plus que son amourette. Pourtant je voyais plus grand, je voyais plus doux et plus agréable. Je croyais sincermement que notre histoire était plus forte. Que nos promesses étaient plus grandes, qu’elle serait moins influençable aussi… Je nous croyais changés, capable de retomber amoureux. Mais rien de ce que je dirai ne viendra tarir la liste. Cette longue liste qu’elle égraine sans fin, des raisons de ne pas me donner une chance. Comment pardonner s’il est plus simple d’abandonner ? Comment envisager de se battre quand on peut fuir dans autant de confort ?
Je suis tombé tout habillé sur le canapé, et me suis réveillé trois heures plus tard. Sans jamais pouvoir me rendormir. Entêté par son inconscience, son absence de lucidité. Et sa capacité à toujours me faire du mal. Vouloir me voir pour me réciter des mots qui ne sont pas les siens. Me parler de son week-end formidable et de son amant si parfait. Comment quand on a aimé si fort peut-on supporter cela ? Comment après ces quelques jours de torture peut-elle être aussi inconsciente de mon tourment ? Voilà donc où nous en sommes… Après avoir traversé toutes ces tempêtes, après avoir fait naufrage, avoir avoir tenté de se relever, nous voila torpillés par le souffle d’un amant de trop. Je n’aurai pas la force une fois de plus de la revoir. D’entendre le ton de sa voix changer du tout au tout en quelques jours, De la laisser égrainer lentement le fruit de sa réflexion, qui se limite à trouver des raisons de poursuivre son histoire naissante. De la laisser s’excuser de voir mes yeux s’embrumer par tant d’injustice, ni même de soupeser patiemment avec elle ses quelques doutes… Non je ne la laisserai plus faire. Puisqu’elle ne veut rien voir, puisque nous méritions mieux. Voila…
C’est fini.

Les jolies choses

Un rayon de soleil sur Paris me fait pointer le nez dehors. Ce ne sont pas les grandes chaleurs mais un petit pas vers la douceur. Se promener sans manteaux, respirer détendu l’air jovial et se rassurer de quelques sourires parisiens. Ces choses simples sans extravagances. S’endormir serein et penser qu’on a profité du jour présent, se réveiller près de celle que l’on désire, quelques éclats de rire entre amis, ne pas savoir de quoi demain sera fait, mais se sentir assez fort pour faire face aux tensions de la vie. A la question “tu as fais quoi dimanche ?” Je pourrais répondre “rien”, mais en réalité, j’ai profité du temps présent sans attendre quoi que ce soit. Sans me dire que ce sera mieux demain ou quand quelque chose de nouveau se sera produit dans ma vie.

On projette souvent vers l’autre ce qu’on ne trouve pas chez soi. Quitte à lui reprocher de ne pas être meilleur que soi-même. Vouloir combler ses failles en attendant de l’autre qu’il soit parfait est bien entendu une lubie. Mais une tentation facile. S’énerver de son conjoint et se rendre compte que c’est de soi qu’on est mécontent. Voila une piste de bien des incompréhensions. Bien sûr les hommes et les femmes sont différents. Et les mêmes émotions ne conduisent pas aux même ressentis ni aux mêmes réactions. Mais je crois que la réussite se niche dans le fait d’être conscient que ce n’est jamais l’autre qui rend heureux. On doit s’autoriser soi-même au bonheur, s’autoriser à le partager. Et combattre seul ses propres failles. Les accepter, les apprivoiser. Il faut être capable de dire "cette vie est la mienne, je ne m’excuse pas pour ce que je suis, je ne suis pas arrivé, je suis toujours en chemin et je fais de mon mieux pour que ma vie ressemble à ce que j’aspire… Et j’écoute mon coeur quand je suis perdu".
Et mon coeur aujourd’hui me dit que je suis capable d’être heureux.
Et que j’aimerai partager cela avec la femme de ma vie.

Espoir

Je revis mes heures les plus sombres. Celles où l’attente se mêle à la souffrance de la savoir dans les bras d’un autre. J’avais juré ne plus revivre cela. Accroché à mon portable, sursautant à chaque vibration, la déception mon ronge à chaque appel qui n’est pas d’elle. Chaque seconde semble m’éloigner d’elle, chaque heure qui passe sans elle est un hiver de solitude et de torture. Je suis accroc à nos discussion sans fin sur l’amour. Et je fantasme un idéal qui de toute évidence n’a pas d’existence. Je me bats pour ne pas idéaliser un retour fulgurant. Ce sera de toute évidence douloureux. Son insouciance me blesse. La seule image d’elle lui souriant me démonte le ventre. Chaque battement de mon coeur est un enchainement de regrets, de culpabilité, d’injustice mais aussi d’espoir. L’espoir qu’elle se rende compte un jour qu’elle n’aurait qu’à se pencher pour ramasser ce qu’elle a tant espéré. L’espoir qu’elle admette qu’on ne laisse pas sur le bord de la route son âme soeur. L’espoir qu’elle trouve le courage de se battre à nouveau. L’espoir qu’elle m’aime. Et que cet amour puisse être un nouveau voyage. Je n’attend pas une fin heureuse. J’attend un long voyage où dans les tempêtes obscures comme les plages de rêve, sa main reste rivée à la mienne sans jamais lâcher prise.

Bague Oui Dior

Seul

Chaque pas que je fais dans Paris me parle d’elle.
Le marché Saint Pierre au pieds de la butte où nous allions ensemble acheter nos premiers tissus. Ma petite étudiante me rejoint. Elle a des étoiles dans les yeux. Persuadée qu’un type bien l’accompagne.
En rentrant chez moi, Villiers me parle, Rome me parle, Neuilly bien sûr. Alors j’ai pris ma voix la plus douce et j’ai récité avec ce qu’il me reste de courage les mots qui font du mal. Des sanglots ont accompagné la description de ce que j’ai dans le coeur. Je ne suis pas celui qu’on doit aimé, parce que j’en aime une autre. Je ne veux pas être celui qui ment, celui qui cache ce qu’il a sur la conscience. Je ne veux pas confondre le plaisir et le bonheur. Voila que j’ai fait le vide, voila que j’ai posé sur la table sans ambiguité ce qui m’anime. Voila que je suis soulagé de ne pas être un imposteur. Voila comme je suis seul désormais.

alone

Envolée

J’aurai voulu ne pas faire ce voyage.
J’aurai voulu rester dans ma bulle confortable où la détester me libérait.
La voila partie à son tour, avec l’autre. Cet autre qui touche du doigt mon rêve.
Est-ce que la tempête envahi son cerveau à elle aussi ?
Est-ce que le doute prend le pas ?
Se dit-elle enfin qu’elle est au bord d’une connerie monumentale ?

Ou bien se sent-elle simplement bien ?
Parce que les bras d’un autre seront toujours mieux que le mal que je lui ai fait,
Parce que j’ai bien mérité qu’on me punisse un peu…

Moi je souffre d’une profonde injustice.
Celle d’avoir fait le chemin intérieur, de pardonner, de m’accuser, de reconnaitre mes erreurs, mes torts, mes défauts.
On ne peut pas aimer quelqu’un en s’affranchissant de ses défauts. Il faut savoir les apprivoiser.
Il faut savoir dire aussi. Dire ses limites. Dire ses souffrances.
Je crois que l’on grandi de cela. L’insouciance laisse la place à la sagesse. Pour peu qu’on prenne la peine d’apprendre à se connaitre. D’apprendre à choisir ses combats. Et les mener jusqu’au bout.

Plus le temps passe, plus il sera coûteux de faire machine arrière.
Il n’y a qu’avant le point de non retour qu’on peut l’envisager.

Ce matin je ressens un grand besoin de faire un grand ménage dans ma vie.
J’ai fermé tous mes comptes de site de rencontre, adopteunmec, badoo, meetic, celib in paris, désinstallé toutes les applications. Abandonné tout espoir de séduire. Aucune autre fin ne me tente.
Je suis prêt.
J’ai tant à lui promettre.
Je l’aime toujours.

souk

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